Cela fait six mois que Moïse, le grand-père de Jean, est décédé. Cela fait aussi six mois que Jean et Denis, son père, ne se parlent plus, et pourtant, lorsque que Denis se retrouve hospitalisé suite à un malaise, Jean ne réfléchi pas une seconde avant de se ruer à son chevet. Denis, en fouillant dans les affaires de son père, a trouvé des lettres, beaucoup de lettres, toutes adressées à une certaine Anne-Lise Schmidt, une parfaite inconnue pour lui, ce que lui fait le plus mal est que le Moïse des lettres est le total opposé du Moïse /père qu’il a connu, toujours distant, limite froid….Jean se propose pour découvrir qui est cette Anne-Lise, et par la même, re-découvrir son grand-père, et pourquoi pas reconquérir son propre père.
Quel roman 💖 Un de ces romans qu’il est impossible de lâcher, un de ce qu’on voudrait ne jamais terminer, et quand, malheureusement, cela arrive, on le garde au chaud dans un coin de sa tête, de son cœur.
Comme l’indique l’auteur au début de son roman « Dans l’antiquité, les Grecs usaient de quatre terme différents pour désigner ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le même mot « amour ». Quatre termes, comme autant de façons de définir quatre sentiments distincts. (…) « Ce roman les illustre à merveille.
La première lettre de Moïse date de 1960, la dernière de 2004,il en écrira une par an, parfois plus, une lettre par an pour raconter sa vie, toute sa vie, sans fard ni fausse pudeur. Une vie riche, tant en amitié qu’en amour, désillusions, trahisons, une vie traversée par deux guerres, incompréhensibles, qui ont détruit tant de vies, dans tous les sens du terme. En parallèle, on suit l’acharnement de Jean à trouver des indices quant à cette vie qu’a vécu son aïeul, acharnement à se rapprocher de son père. Un roman, qui, une fois terminé, nous ouvre les yeux sur l’importance de la communication entre proches, qu’il est dommage d’attendre qu’il sout trop tard pour se dire les choses.