La critique d’Ingrid

1986. Quelque part en Angleterre. Lui, c’est Eddie, avec ses potes Gros Gav, Mickey Métal, Hoppo et Nicky (la seule fille), au début des vacances d’été vont à la fête foraine. Il va s’y dérouler un grave accident, Eddie sera en première ligne, heureusement pas blessé, par la même, il fera une rencontre qui va changer sa vie et celle de ses amis. Trente ans plus tard, Eddie vit toujours dans la même petite ville, tout comme Gav (qui n’est plus gros) et Hoppo. Mickey revient pour une visite éclair et Eddie se prend le passé en pleine face, et va se retrouver à creuser ce qu’ils pensaient tous enterré et oublié, sauf qu’il y a certains souvenirs de l’enfance qu’il est impossible d’oublier. Les histoires de mômes, d’amitié à la vie-à la mort, toussa toussa, c’est un de des trucs que j’aime d’amour. Cependant, j’avais beaucoup hésité à acheter ce roman lors de sa sortie. Et puis, le hasard a voulu qu’il soit dispo à la bouquinerie où je suis #ambassadeursleventdeslivres, et voilààà, j’ai enfin pu le lire !Autant vous l’avouer d’entrée, dès les premiers chapitres, j’ai failli laisser tomber : un groupe de môme où il y a un enfant en surpoids (je fais gaffe, pas envie d’être taxée de grossophobe avec les algorithmes… 😜) , une rouquine qui arrive parfois avec des bleus sur des parties du corps peu visibles, et dont le protagoniste est secrètement amoureux, ça m’a fait tiquer ! J’ai eu peur de lire un pseudo Ça de mon Kingounet… Et un personnage dont le nom est Halloran, c’est plus un hasard, c’est une déclaration à King !?Et j’ai décidé de mettre de côté mes a priori, après, il n’y a pas qu’à Derry qu’il y a des bandes de mômes avec un qui est un peu enveloppé, une rouquinette et tout et tout, et je ne le regrette pas, ça n’a rien à voir avec King, déjà, il n’y a pas cet amour que l’auteur américain a pour TOUS ses personnages, on ne ressent pas cette empathie et même si j’en aimé ma lecture, je les ai quittés sans un regard en arrière (alors que 33 ans après ma première lecture de Ça, les Ratés ont toujours une énorme place dans mon cœur de lectrice 💖).Donc, ouais une histoire sympa, qui flirte avec le fantastique et l’horreur, pas l’horreur zombies, vampires et autres créatures démoniaques, naaan, l’horreur humaine, celle que les hommes se plaisent trop à faire vivre, mais en parallèle, celle que l’Homme subit. Certains passages sont touchants, ils pointent où ça fait mal, mal dans le cœur et dans son être, ses convictions.

Une histoire d’amitié sur fond de violence quotidienne, de violence irrationnelle, de cette violence que peut avoir la vie envers nous. Une lecture que j’ai appréciée mais qui ne me hantera pas.

La critique de