« Les Farel forment un couple de pouvoir, Jean est un célèbre journaliste politique français, son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble ils ont un fils , étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. » La construction sociale semble en effet être le moteur du livre, qui va disséquer les relations de Jean avec Claire, mais aussi avec sa maîtresse de longue date, puis les relations de Claire, et enfin celles d’Alexandre, le fils , et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan n’est pas glorieux, entre un père qui sacrifie tout pour sa carrière et son image, une mère qui s’oublie jusqu’à une renaissance précaire lorsqu’elle rencontre un autre homme, et ce fils qui a tout pour être heureux sur le papier mais ne l’est pas, et va commettre des actes irréparables. J’ai eu l’impression au cours de ma lecture de rencontrer toutes les discriminations possibles: sexisme, harcèlement sexuel, misogynie, âgisme, grossophobie, classisme, antisémitisme, tous les travers de la société ou presque sont représentés, et ce n’est pas joli-joli! Surtout que la conclusion du roman tient finalement en peu de mots: pour espérer s’en tirer pas trop mal, mieux vaut être un mec blanc de pouvoir… A lire si les histoires de microcosme parisien huppé vous intéressent, et si la description d’un procès capte votre attention, à éviter si l’intelligentsia ne vous fait ni chaud ni froid et si vous avez à cœur que justice soit rendue.