« Autant vous prévenir d’entrée, si vous m’aimez pas les histoires de loups-garous et autres créatures de la nuit, passez votre chemin. Même chose si vous aimez les loups-garous mais pas les histoires alambiquées, parce que là, ce roman l’est totalement !Même moi qui adore me perdre dans des trucs bizarres et hyper chelous, j’ai été plus que servie (ho, on n’est pas au niveau de John meurt à la fin de David Wong, mon chouchou number one dans le genre #jteretournelecerveau, édité aussi chez feu Super 8), y a du level !Donc, ça cause de quoi ?
Hemlock Grove est une petite bourgade de Pennsylvanie, qui a connu une certaine gloire par le passé, grâce aux aciéries Godfrey, il reste encore des membres de cette éminente famille, encore très influente au sein de la communauté, encore assez friquée pour être ce que sont les gens plein de fric : puants d’orgueil. Et pourtant, Roman Godfrey, le jeune mâle dominant dans toute sa splendeur, connard de première à ses heures perdues, mais pouvant être une crème avec sa petite (sic) sœur et sa cousine, va se lier d’amitié avec Peter Rumancek, un jeune gitan qui vient d’emménager avec sa mère. Du fait de sa condition sociale, Peter n’est pas très bien accueilli par la communauté, inutile de préciser que ça ne va pas s’arranger avec la découverte du cadavre d’une jeune fille, surtout quand une petite maligne s’amuse à crier sur tous les toits que Peter est un loup-garou !Ceci dit, elle n’a pas tort….
Comme je le disais, les romans flirtant avec le côté bizarre et moi, c’est une grande histoire d’amour, donc c’est un roman publié chez Super 8, c’est la cerise sur le gâteau 💖Super 8, cette maison d’éditions qui publiait des fucking bouquins hors normes, qui m’a mis dans les mains des petites merveilles, dont je ne connaîtrais jamais la suite, (à moins de me mettre à l’anglais) parce qu’elle a mis la clé sous la porte 💔😳C’est bon, mes larmes sont essuyées, je peux revenir à mes moutons, ou plutôt créatures de la night….Hemlock Grove, c’est donc un roman fantasticothrillerzarbi, avec des loups-garous, des gamines géantes aux pieds lestés (oui oui, c’est vrai), des expériences scientifico-médicales, et puis, évidemment, des meurtres, avec des détails un chouile dégueux, faut bien l’avouer. C’est aussi une forte histoire d’amitié et de valeur familiale, tant chez notre famille de richards que de romanos, j’ai aimé chacune des deux familles, j’ai autant aimé Roman que Peter, chacun avec ses défauts (y en a un certain nombre) et ses qualités (y en a aussi)J’avoue avoir été larguée avec le personnage scientifique fou, dont j’ai oublié le nom, il m’a un peu gonflée et j’avoue avoir lu ses dialogues en diagonale, c’était… Laborieux, vraiment. Un roman vraiment pas à la portée de tous, qui peut rebuter même les aficionados du fantastique, une fois encore, j’insiste sur le fait qu’il faut aimer se perdre et, parfois, ne pas capter tout en détail. »