Coup de cœur de Stéphanie Meslin.

Quand des petites filles sont retrouvées mortes en Alabama en 1963, ça n’émeut pas grand monde, ce ne sont que des petites noires. Malgré tout, Bud le détective privé va s’intéresser à l’affaire , aidé de sa femme de ménage Adela. Il y avait de nombreux lieux communs: le privé alcoolique raciste, la jeune femme noire méritante et travailleuse, les flics qui n’en ont rien à faire, et pourtant tout ça fonctionne à merveille, avec des chapitres courts qui font qu’on n’en a jamais assez. Et derrière la petite histoire se cache aussi la grande, avec de grands noms comme Rosa Parks, Luther King ou le président Kennedy. Une super lecture, dans un registre un peu plus gai mais sur le même thème que « seul le silence » de RJ Ellory , que j’avais également adoré.

Et une deuxième critique de la part d’Ingrid.

Une petite fille disparaît, ses parents inquiets, préviennent les autorités qui ne s’impliquent pas plus que ça, la petite disparue étant noire, ceci explique cela….Les parents se tournent vers Bud Larkin, détective privé, ex-flic, plus intéressé par la recherche d’un bon alcool que par des enquêtes, un peu raciste sur les bords également, mais il accepte le job, après tout, il a bien accepté que Adela Cobb, femme de ménage noire, bosse pour lui. Très vite, trop vite, un corps est retrouvé, les disparitions s’enchaînent….Bienvenue dans l’Amérique ségrégationniste, où les mentalités commencent légèrement à évoluer, en Alabama, où le racisme a la dent dure et encore de beaux jours devant lui. Bienvenue dans cette petite ville où deux êtres que tout oppose vont se rencontrer, se confronter sur fond d’horreur : la violence envers des petites filles. Deux personnages très touchants, qu’on aime dès les premières lignes pour l’une et qu’on apprend à aimer pour l’autre. Des personnages qu’on aime ou qu’on déteste. Je ne le dirai jamais assez, je suis dingue des années 50 /60 (pas par nostalgie, je ne suis pas si vieille 😂) donc ce roman semblait écrit pour moi mais, pourtant, ça n’a pas été le coup de cœur que j’escomptais, je ne saurais expliquer pourquoi….Peut-être que je ne suis pas sentie totalement immergée dans l’Histoire 🤔 il est vrai que ce roman est une œuvre à quatre mains françaises, ce n’est pas notre Histoire, je trouve, et ce n’est que mon avis, que le fond historique n’est pas assez poussé, si je peux me permettre de comparer avec le travail de recherches fourni par R.J Ellory, je cite cet auteur que j’affectionne énormément parce que j’ai lu à plusieurs reprises que Alabama 1963 faisait penser à Seul le silence, premier roman de Ellory publié en français. Ceci dit, je ne regrette pas ma lecture, un roman toutefois bien écrit, addictif et, dernier point, j’ai été très surprise par l’identité du bourreau, et j’aime être bluffée.